Le Guerrier Millénaire Tome 1 : L'Illdinus

Extrait :

Cela faisait près de trois jours que la neige tombait sans discontinuer, recouvrant toutes les terres à perte de vue d'une épaisse couche blanche. Le vieil homme laissa son regard se perdre au loin avec mélancolie avant de resserrer les peaux de bêtes sur son corps frêle. Il toussa à deux reprises et cracha des glaires mélangées à du sang. De petits tremblements secouèrent son vieux corps et il renifla de mépris. Kairan n'avait déjà que trop vécu grâce à la magie de l'étranger et il ne le savait que trop bien. Mais son corps ne pouvait pas lui faire défaut, pas maintenant. Il s'emmitoufla un peu plus dans ses peaux et poursuivit son ascension. Quelques heures lui furent nécessaires pour parvenir au sommet. Quand il l'atteignit, il s'autorisa une courte pause, afin de reprendre son souffle. L'air glacé lui irrita la gorge et brûla ses poumons ce qui le fit tousser de nouveau. Finalement, il reprit sa marche et parvint au centre d'un petit village. Il s'approcha de l'une des tentes et tapota contre les peaux. Le rabat glissa après une dizaine de secondes et un homme bourru sortit la tête, l'air mécontent. En croisant le regard de Kairan, son visage s'illumina.

- Mon vieil ami ! (S'exclama-t-il.) Dehors, par un temps pareil, mais tu es fou !

- Malheureusement, la neige ne saurait arrêter ni altérer le cours des choses.

L'homme se décala.

Héritage, Saga Complète

Extrait :

Un seul instant, une seule seconde, peuvent s'avérer décisifs, et changer irrémédiablement notre vie. C'est dans ces moments-là que nous prenons conscience de notre faiblesse, du fait que nous ne contrôlons rien. Peu importent nos choix, peu importe le pouvoir que nous avons... ou croyons avoir... nous demeurons soumis aux aléas de la vie, à ses lois, mais également aux conséquences des choix de ceux qui nous entourent. C'est là que nous prenons conscience de cette force implacable qui peut tout changer sans que nous n'y puissions rien. C'est à ce moment là que notre mortalité nous revient en pleine face.

Alors que le fracas métallique des armes résonne tout autour de moi, je reste paralysée par l'hésitation, mon regard se perdant au milieu des différentes couleurs qui dansent devant moi. Elles accélèrent et ralentissent, tourbillonnent et se mélangent sans jamais perdre leur substance, enfermées au sein d'une sphère miroitante.

— Séréna ! (Hurle une voix pressante.)

Je jette un regard paniqué dans mon dos. Ils meurent... Par dizaines pour nous offrir cette chance... Pour me l'offrir. Je n'ose imaginer si quelqu'un s'emparait de cette chose. Si quelqu'un en venait à vouloir l'utiliser... Que dois-je faire ? Un instant, j'ai cru que ce serait facile.

Apogée

Extrait :
Raïna regardait la ville rétrécir à mesure de son ascension dans les tubes de grent. De là où elle se trouvait, elle pouvait voir les habitants de la ville flâner dans les rues, se promener en toute quiétude dans les jardins publics. En bref, profiter de la vie, comme tous les jours depuis près d'un siècle. Elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la fierté, ainsi qu'une certaine jalousie en pensant à ces bonheurs simples qu'elle ne connaîtrait probablement jamais. Avoir sa propre maison, son jardin, quelqu'un avec qui partager les petits-déjeuners en tête à tête, fonder une famille... Mais d'un autre côté, elle ne pouvait pas, ne voulait pas, abandonner ce qu'elle avait. Elle n'était prête à l'échanger pour rien au monde. Car elle avait ici trouvé un but. Son but. La porte au-dessus d'elle s'ouvrit alors que son ascension arrivait à son terme et elle se détourna quand des plaques de métal lui obstruèrent la vue. La jeune femme quitta le tube, posa pied à terre avant de s'avancer d'une démarche sereine et affirmée. Elle rejoignit la salle de contrôle principale de la station orbitale. Nombreux furent ceux qui la saluèrent à son passage et elle le leur rendit avec entrain. Avec le temps, c'était devenu une habitude, comme une poignée de main qui serait faite à la volée. Elle n'avait jamais apprécié le salut militaire, ne s'était jamais considérée comme telle. Et pourtant, elle devait bien reconnaître que l'organisation avait des allures d'armée, tant la discipline et le code avaient une place prépondérante.

Succube T1 : La Tentatrice

Synopsis :

J'ai tout pour moi. Jeunesse, charme, immortalité... et solitude.
Je suis une Succube. Je peux charmer, envoûter les hommes comme les femmes, les asservir, les soumettre à mes désirs, à mes plaisirs... Mais tout cela reste... factice. Pas de grand amour, de relations longue durée. Un simple contact humain peut s'avérer mortel. J'ai l'éternité pour moi... et la mort pour seule compagne. Douce ironie.
Mais... ce n'est pas si mal. J'ai une petite ville tranquille, je me contente de petits plaisirs sans lendemain et ça me convient ainsi. Enfin, plus ou moins...
Ok, plutôt moins, mais ce n'est pas comme si j'avais le choix.Heureusement, j'ai ce qui pourrait se rapprocher d'un meilleur ami, Léonard, un temporaire, immortel lui aussi. Sauf qu'il vient me voir juste pour me proposer ses contrats tordus... et celui-là c'est la crème... Putain j'aurais pas dû l'accepter. Depuis, rien ne va et j'ai constamment l'impression d'être épiée...

Et une petite dernière, pour bien me compliquer la vie ? J'ai rencontré une mortelle et... je crois bien que je suis en train de tomber amoureuse.

 

 

Extrait :


      Blottie contre moi, la jeune Victoria effleurait ma peau de son souffle, provoquant moult frissons qui n’étaient pas sans réveiller mon appétit. Je laissais ma main se perdre dans sa chevelure dorée, les yeux rivés sur les livres qui ornaient l’étagère nous faisant face. Je découvrais ainsi de nombreux titres qui ne m’étaient pas inconnus, quand je ne les avais pas carrément écrits moi-même. Ce qu’elle ignorait bien entendu, car j’usais de nombreux pseudonymes afin de conserver un certain anonymat. Les déplacements à travers le pays ou les discussions avec les lecteurs, si appréciés ou détestés, c’était selon, de mes confrères et consœurs m’étaient épargnés. Je décalai lentement la jeune femme de mon côté, me glissai hors du lit sans un bruit. Elle remua légèrement, étreignit son oreiller pour se rendormir profondément. Je n’aurais su dire qui du soulagement ou de la déception était le plus présent en moi en cet instant, mais haussai les épaules pour me défaire de ces sentiments. Je pris l’un des livres de sa bibliothèque et le feuilletai d’un œil habitué et connaisseur. Un jour de plus de Christian Layort, un sacré connard celui-là. Aussi faux à l’oral qu’à l’écrit, menteur comme pas deux et voleur avec ça. En bref, une sacrée pourriture… Je parcourus le livre, m’attardai sur quelques pages et étouffai un grognement. C’était l’un de mes romans qu’il avait détourné ! Le fils de…

Non, non, du calme, ne deviens pas vulgaire.

Je reposai le livre avec délicatesse…

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©2016-2019, Florian Gautier, Mirlina.

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